« Le tourisme de demain : résilient, bienveillant et bas carbone »
« Une participation à la restauration de la biodiversité »
« Un tourisme qui contribue à la lutte contre les changements climatiques »
« Un outil pour faire évoluer durablement les mentalités »

Quelques initiatives inspirantes pour décarboner l’industrie touristique

décarboner l'industrie touristique

Cet article publié sur le réseau Veille Tourisme canadien interroge les moyens à mettre en place pour décarboner l’industrie touristique.

Des catastrophes naturelles qui s’accumulent (incendies, inondations, glissements de terrain), un rapport du GIEC en août dernier aux conclusions fermes… On ne peut plus nier la culpabilité de l’être humain dans les dérèglements climatiques constatés aujourd’hui. L’heure est à la réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre pour limiter les dégâts et atteindre en 2030 le seuil limite tant espéré de +1,5°C.

 

Mais quel est l’impact aujourd’hui de l’industrie touristique au niveau mondial ?

L’article mentionne les résultats d’une étude publiée en 2018 qui estime que le tourisme représente 8% des émissions mondiales de GES. Parmi ces émissions, 49% sont liées au transport, 12% aux biens de consommation, 10% à l’alimentation, 8% à l’agriculture, 8% aux services, 6% à l’hébergement, 6% au bâtiment et 1% divers. Le premier nerf de la guerre, c’est donc le transport, dont les émissions de GES pourraient bien augmenter de 25% d’ici 2030 si rien n’est fait.

Le premier nerf de la guerre, c’est donc le transport…

La bonne nouvelle, c’est qu’une part importante des voyageurs québécois (50%) se dit prête à modifier ses habitudes de voyage pour contribuer à réduire son empreinte carbone. Nombreux sont ceux qui affirment que la pandémie a joué un rôle dans cette volonté de voyager plus durable (61%).

Mais pour réduire son empreinte carbone, il est nécessaire de savoir la calculer. L’article fait état d’outils existants pour les entreprises comme pour les particuliers tels que Carbone Boréal et ACT® (Assessing low Carbon Transition) développé par l’ADEME. Pour les organisateurs d’événements et les hôteliers, c’est la certification Clé Verte qui fait foi.

 

Des initiatives intéressantes

  • en milieu urbain avec pour exemple Copenhague, leader en matière mobilité et reconnue comme « meilleure ville cyclable », Barcelone qui limite l’accès des véhicules dans certains quartiers pour améliorer la qualité de l’air ou encore Paris qui devient la « ville du quart d’heure » dans l’idée de répondre à tous les besoins essentiels des résidents dans un rayon de 15 minutes à pied ;
  • pour les transports avec KLM qui suggère à ses clients de privilégier d’autres moyens de transports pour de courtes distances ou réaliser leurs réunions d’affaires en visioconférence ;
  • pour les destinations avec des agences de voyages comme Karavaniers qui favorise le tourisme de proximité ou l’Office de Tourisme Aunis Marais Poitevin qui dédie une page web spéciale pour ses résidents,
  • dans la restauration et l’hôtellerie en agissant sur l’approvisionnement, comme le fait Arrivage, une plateforme qui favorise les échanges directs entre producteurs et restaurateurs.

Et pourquoi ne pas aller plus loin ?

On peut compenser son empreinte carbone et tendre à être « carboneutre ». Mais on peut aussi devenir «carbonégatif» !

Natural Habitat Adventures est le premier voyagiste à être reconnu « carboneutre » en 2007, c’est-à-dire que la totalité du CO2 produit par son activité est réduite ou compensée.

Quant à l’agence Intrepid Travel, elle annonce en 2019 vouloir devenir « carbonégatif », c’est-à-dire absorber plus de CO2 qu’elle n’en émet. Parmi ses projets, elle est notamment en partenariat avec The Climate Foundation et l’Université de Tasmanie pour développer la première plateforme flottante d’algues au large de la Tasmanie.

 

Enfin, l’auteure de cet article déplore l’utilisation trop facile de la seule compensation carbone par les gestionnaires d’activités touristiques. Ces derniers se dédouanent des émissions de GES générées par leurs propres activités au lieu de réfléchir à des moyens pour les limiter.

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